Le Clafoutis

de Pétronille

7 février, 2008

Seconde nature

Classé dans : Tout et rien — Pétronille @ 22:17

hamac.jpgNe jamais remettre à demain ce qu’on peut faire le jour même, assénait votre grand-mère avec conviction. Et c’est dingue, mais ça marche. Il existe effectivement un tas de choses pour lesquelles ce vieil adage marche vraiment. Si, si. Les tartes au citron, par exemple. Vous n’avez absolument pas souvenir d’avoir jamais remis au lendemain la dégustation de ces délicieuses petites choses. Les siestes. Les bains moussants. Les bons bouquins. Evidemment, ça ne peut pas fonctionner aussi parfaitement pour tout, sinon ce serait trop facile. Il y a toujours quelques exceptions, oh trois fois rien, juste quelques bricoles comme les paiements mensuels, la déclaration d’impôt, les factures de médecin, le nettoyage des vitres, les démarches administratives, les coups de fil à la régie, la lessive, les talons-réponse de l’école, bref, que des choses tout à fait secondaires. Dans la vie, il faut savoir se concentrer sur l’es-sen-tiel. 

Et vous y parvenez parfaitement. Pour un peu, vous pourriez devenir grande prêtresse de la zenifiante nonchalance administrativo-ménagère (la znam. Ca sonne bien, non ?). Votre appartement est un joyeux chaos permanent, vous n’arrivez jamais à avoir des habits coordonnés propres en même temps, il manque perpétuellement quelque chose dans le frigo et vous attendez toujours la toute dernière minute pour remédier à quoi que ce soit. D’aucuns se stressent pour une ampoule grillée, une panne de télévision, une fuite sous l’évier ? Vous, vous déplacez les lampes, bricolez au plus pressé, et attendez de devoir mettre des palmes pour atteindre le frigo avant de téléphoner en catastrophe au plombier, généralement un dimanche matin. On vous persuade de vous mettre aux paiements par internet pour mieux gérer votre budget ? Excellente idée, cela vous permet en effet de retarder la fin du mois de quelques jours supplémentaires. Une porte du meuble de cuisine s’est détachée ? Bah, ça pourra bien attendre l’état des lieux (non, vous n’avez aucune indication quant à un éventuel déménagement). 

Vous pourriez donc être zen, vraiment zen. Hélas non. En réalité, tout cela vous stresse, vous pèse, vous oppresse, vous regarde dans les yeux avec un air de reproche, comme un rappel constant de vos nombreuses incompétences. 

Il paraît qu’un désoeuvré en mal de reconnaissance a inventé un mot pour ça : procrastination. Ca sonne comme une maladie, quelque part entre le délire mental et la conviction religieuse intégriste. A tout prendre, vous préférez le vice à la névrose et l’admettez sans détour : vous êtes une paresseuse. 

4 février, 2008

Le feu de la question

Classé dans : Paroles de schtroumpfs — Pétronille @ 22:26

montsegur2.jpgLe doux bercement de la voiture, disiez-vous donc récemment, provoque apparemment chez votre progéniture une agitation des méninges qui les conduit à vous poser les questions les plus étranges au moment où, par définition, vous n’avez absolument rien d’autre à faire avec votre demi-neurone à moitié grillé par une journée de travail abrutissant. 

Le thème du jour, ce sont les Cathares. Connus de vos schtroumpfs parce que vous avez eu l’audace de passer deux fois des vacances dans la région et avez ainsi eu l’insigne honneur de gravir la plupart des châteaux (enfin, ce qu’il en reste), eux en courant comme des chèvres, vous en transpirant hors d’haleine derrière. 

Question de Monette donc, qui ne se souvient plus très bien si les Parfaits ont été brûlés dans l’enceinte de Montségur ou à l’extérieur. Dans le champ, en fait, ça lui revient. S’ensuit un tir nourri : mais les soldats du pape, c’étaient de vrais soldats ? avec des armes ? Comment savait-on qui était un soldat du roi ou un soldat du Pape ? Etaient-ils ligotés avant d’être jetés dans le feu ? Ou bien les soldats les poussaient-ils ?

Là, vous hésitez franchement avant d’expliquer à votre puce que ces convaincus s’étaient apparemment livrés eux-mêmes aux flammes. Surgit la question fatidique, à laquelle vous êtes bien en peine de répondre sur-le-champ, surtout en train de négocier un carrefour totalement bouché en espérant arriver à l’heure pour récupérer Darwin à son cours de judo. 

« Avec quoi ils ont mis le feu au bûcher ? » 

(Ha ha, trop facile celle-là, non mais, tu me la fais pas à moi hein, avec une torche bien sûr. Et toc.) 

« Mais comment ils ont allumé la torche ? Ca existait déjà, les allumettes ? » 

Ah. Euh… vous ne savez pas trop ni à qui ni à quelle époque on doit cette belle invention, mais vous supputez que le XIIIe siècle, c’est un brin trop tôt. Ah ça y est, réponse logique : ils gardaient sûrement des feux allumés tout le temps, au cas où. Ouf. 

Emerveillement de Monette : « tu veux dire que depuis les hommes préhistoriques, y’avait tout le temps un feu allumé ? » 

Voui voui, ça doit être ça, enfin, peut-être qu’il y avait d’autres techniques, va savoir (punaise, on n’est pas bientôt arrivées, oui ?) Ah si, tiens : la loupe. Il se servaient peut-être du soleil et d’une loupe. 

« Ah ? mais ils ont brûlé en été alors, quand y’avait beaucoup de soleil ?  » (non, en mars, et semble-t-il le soir. Carrramba, encore raté. Allez le camion, démarre, on est en retard). 

Monette abandonne temporairement ce sujet brûlant et vous vous imaginez déjà tirée d’affaire, mais alors que vous foncez droit sur la dernière place de stationnement libre, elle rebondit : 

« Et les cendres, elles sont enterrées où ? » 

Bref, si quelqu’un connaît les techniques de production et de conservation du feu au Moyen-Age, vous brûlez de les entendre.

31 janvier, 2008

Vous avez remarqué ?

Classé dans : Et en plus, elle râle — Pétronille @ 20:45

peaceandlove.jpgAprès trois heures et demie d’enfer dans la voiture, c’est 8 minutes avant d’arriver à destination qu’ils s’endorment comme deux anges. Vous, vous avez la tête qui tourne et une extinction de voix à force d’avoir épuisé votre répertoire de chansons, joué aux devinettes, identifié toutes les plaques minéralogiques, compté le nombre de Peugeot rouges et de Toyota blanches, réglé les disputes, organisé des concours de calcul, longuement débattu de l’intensité de la photosynthèse chez les plantes aquatiques, de la tectonique des plaques et de la vie après la mort, poussé quelques coups de gueule, distribué des ravitaillements et négocié de nombreux arrêts pipi aux endroits les moins appropriés. Notez que ce qui relève du miracle, c’est plutôt que vous arriviez en plus de tout ça à conduire un véhicule à peu près correctement. 

A ce propos, je ne vous apprends rien, mais c’est évidemment juste après avoir re-sanglé tout le monde dans son siège et ôté les douze couches nécessaire pour traverser les 20 mètres séparant un café bien équipé en toilettes de la voiture par un -10 glacial, que les besoins primaires des chères têtes blondes nécessitent un arrêt d’urgence. 

C’est quand il n’y qu’un seul machinchose bleu qu’ils le veulent tous les deux et que c’est la crise assurée dans la magasin/musée/restaurant. Si tous les modèles sont disponibles, ils vont opter sans discussion pour un vert et un jaune. Au moins dans le premier cas, ça vous fait des économies, puisque vous finissez par sévir et repartir sans rien. Autant de gagné pour payer le neuropsychiatre qui devra soigner vos petits nerfs dans…bah, disons six mois ? 

C’est bien sûr quand l’un pose une question que l’autre a subitement une information hyper-méga-top-essentielle à communiquer urgemment à l’assemblée. Qui ne peut pas attendre, là tout de suite, sinon le momentum sera passé. Personne n’étant disposé à céder spontanément son temps de parole, vous devenez un tribunal d’arbitrage à vous toute seule, même que vous envisagez sérieusement une reconversion comme présentatrice dans les débats politiques télévisés en période électorale. Sans compter l’agilité d’esprit qu’il vous faut pour zapper en continu d’un sujet à l’autre, sur des thèmes aussi proches que, au hasard, le dépistage de la trisomie 21 in utero et les primaires des présidentielles américaines, tout en continuant de décortiquer la recette du feuilleté de lapin au fenouil confit. 

C’est sans parler des tentatives pour occuper le temps libre en jouant à un jeu de société, comme une famille bien élevée. Avec une régularité de métronome, l’un commence toujours par choisir un jeu qui ne se joue qu’à deux, provoquant aussitôt une crise chez l’autre (pour une raison inconnue, vous êtes rarement désignée pour le rôle du mort, ce qui est fort dommage car vous, vous ne vous rouleriez pas par terre en hurlant, promis-juré). Une fois le conflit résolu, vous commencez à peine à jouer que la première change les règles et le second crie au scandale ; et si d’aventure vous arrivez à mettre tout le monde d’accord, c’est à la fin du jeu que le perdant fera savoir à l’ensemble des oreilles de l’immeuble à quel point il a l’échec douloureux (si quelqu’un connaît un jeu de société version jacques martin, où tout le monde gagne à la fin, merci de m’indiquer asapissimo les références). 

Et dire qu’il existe des inconscients braves qui ont des familles nombreuses… 

28 janvier, 2008

Superwoman

Classé dans : Paroles de schtroumpfs — Pétronille @ 20:45

manyarms.jpgQu’est-ce que tu veux faire, quand tu seras grande ? 

Petite, la question avait le don de vous donner de l’urticaire. Mais fifille se révèle nettement plus futée que vous, et d’une voix tranquille, elle répond très sérieusement à l’inquisiteur : 

« Masseuse des pieds, prof d’équitation, paléontologue, maîtresse de dessin, remplaçante dans les écoles et les crèches, et scientifique qui apprend aux enfants comment observer les animaux dans la nature ». 

Pause, puis : 

« Et le dimanche, je me repose. » 

Et vous donc. Vous êtes épuisée rien qu’à l’écouter. 

25 janvier, 2008

Le long brame du caribou esseulé

Classé dans : Tout et rien — Pétronille @ 19:42

caribou.jpgMalgré le soleil, l’air est froid. Le vent vous fouette le visage. Emmitouflée dans une chaude parka en fourrure, vous glissez au milieu de la toundra enneigée, calée sur un traîneau tiré par des chiens sous la conduite experte d’un guide. Une meute de loups passe devant vous en courant, fouettant la poudreuse, instant magique. Puis vous apercevez la tête d’un caribou émergeant derrière un bouleau. L’animal émet un long brame rauque et plaintif. 

« Il se sent seul et appelle ses copains » explique votre guide inuit. 

Une sensation d’engourdissement sur le côté droit vous oblige à vous retourner. Vous relevez le nez de l’oreiller et mi-terrorisée mi-ébahie, vous réalisez que le brame en question, qui est loin d’être terminé, émane en fait du lit voisin du vôtre dans la chambre d’hôtel que vous partagez avec une copine, en plein coeur de Lisbonne. 

Profondément plongée dans un sommeil béat agrémenté de ronflements et autres grognements en tous genres, la copine n’émergera pas, pas même pour partager le fou rire inextinguible qui vous gagne.

PS merci à la copine, qui se reconnaîtra, d’avoir donné son aval à la mise en ligne cette anecdote qui ne la révèle pas sous son jour le plus flatteur…

23 janvier, 2008

La vie est pleine de petites surprises

Classé dans : Et en plus, elle râle — Pétronille @ 21:19

jackinthebox.jpg

Vous venez de faire une découverte incroyable. 

Vous avez relaté votre mésaventure dans un bar lisboète à un collègue espagnol, auquel vous avez à tout hasard demandé si le nom du troquet avait une quelconque signification. Il se trouve justement que ledit nom (« Chueca ») est aussi celui du quartier gay de Madrid, et qu’il n’y avait apparemment que des andouilles comme vous pour faire fi d’une invite aussi claire, dixit le collègue entre deux hoquets de fou rire. 

En même temps, on n’a pas tous usé nos fonds de culotte sur les bancs des cafés madrilènes, aussi, hein. Et on ne parle pas tous couramment l’hispano-portugais non plus, que je sache. Si ? Bon, ben vous, vous parlez tamoul. Parfaitement. Non que ce soit particulièrement utile dans les endroits branchés des capitales européennes, mais ça en jette au moins autant que l’espagnol. Et toc. Même que si un exilé sri-lankais s’avisait d’ouvrir une boîte gay… enfin non, rien.   

Bref, ce week-end, vous restez sous la couette, ce sera plus simple. 

21 janvier, 2008

La porte à côté

Classé dans : Tout et rien — Pétronille @ 21:13

porte.jpgLa vie de maman comporte de nombreuses touches sur la télécommande, la plupart fonctionnant en simultané, mais le bouton pause n’est hélas pas toujours programmé. Vous avez fermement décidé de remédier à ce grave manquement et avez organisé un long week-end sans fauves en compagnie d’une amie, dans la capitale lusitanienne que vous ne connaissiez pas et dont on vous avait dit plus grand bien. Hélas, personne n’avait pris la peine de vous mettre en garde contre la cuisine locale, ce qui vous a valu des débuts assez….euh, disons, délicats. Etant donné votre peu d’affinités avec la cuisine portugaise, vous décidez que ce soir, c’est pasta et basta. Ca tombe bien, votre guide de poche indique justement un petit resto italien bien coté et pas trop loin. 

Le Graal est évidemment situé tout en haut de la rue, alors que vos pieds sont en compote d’avoir usé les pavés lisboètes toute la journée. Lorsque, haletantes, vous parvenez au sommet de la colline, c’est pour vous entendre dire qu’il n’y aura une table disponible que dans 40 minutes. 

Qu’à cela ne tienne, un apéritif s’impose, peut-être agrémenté d’une petite conversation avec quelques autochtones bien choisis. Mais voilà, les terrasses (voui voui, le thermomètre affiche un 17 degrés très clément pour la saison), les terrasses donc sont stratégiquement situées tout en bas de la rue. Un regard échangé avec votre complice dans l’indignité maternelle et c’est décidé : pas question. Vous dénichez donc un petit bar dans une ruelle adjacente et vous affalez sur un sofa blanc cousu de boutons oranges sans trop prêter attention aux détails. 

Un mojito plus tard, vous vous avisez que le décor du bar est un brin étrange. Sur la photo murale devant vous, deux femmes en sous-vêtements s’embrassent à pleine bouche. Dans votre dos, une Noire aux seins nus envoie des baisers on ne sait trop où. Les photos affichées sur les autres murs sont du même acabit. 

Hum. Vous faites mentalement le tour du bar, qui ne compte, au final, que trois hommes. Le premier constitue la moitié d’un couple hétéro manifestement aussi égaré que vous (que vous retrouvez d’ailleurs plus tard au restaurant) ; le second arbore un look bizarre et semble à tu et à toi avec les deux tenancières. Quant au troisième, à y regarder de plus près, c’est une femme.   

Autant pour votre étude sociologique de proximité de la population lisboète masculine. Vous avalez le restant de vos cocktails en vous félicitant de ne pas voyager seule et vous vous hâtez de rejoindre le restaurant, les pavés aidant à contrebalancer l’effet de roulis du mojito bu trop vite. Au moins cela en valait la peine : un délicieux carpaccio de saumon, des fettucine ai porcini et un tiramisù divin plus tard, vous n’avez plus qu’à vous laisser rouler en bas de la rue pour retrouver votre lit. 

17 janvier, 2008

L’homme-qui-ne-sourit-pas

Classé dans : Bêtises et autres schtroumpferies — Pétronille @ 18:35

bowcurtsey.gifC’est la dernière trouvaille de Darwin, qui traverse manifestement une période historico-romantique. Pas de ne plus utiliser ses muscles zygomatiques, non, mais de regarder avec vous les six épisodes de la version BBC du célèbre roman « Orgueil et préjugés », rebaptisée fort à-propos l’homme-qui-ne-sourit-pas.  

 A tout prendre, vous préférez nettement Jane Austen à Spiderman, et vous cédez donc à la demande à raison d’un épisode par soir en période de week-end, ce qui étale tout de même la série sur trois semaines. 

Votre princesse à vous est surtout sensible aux belles robes et aux bals, et déplore l’aspect pratique et sans fanfreluches de la mode actuelle. Darwin se montre en revanche très intéressé par la manière déférente dont les messieurs s’adressent aux ladies. C’est ainsi que ce même soir, vous avez droit à un cours d’expression bienséante : 

« Il serait de bon ton que tu penses à tirer la chasse d’eau quand tu vas aux toilettes », enjoint Darwin à sa sœur d’un ton digne. Puis, au moment de se mettre à table  : « Me ferais-tu l’honneur de t’asseoir à côté de moi ? » 

La soirée se déroule ensuite dans une ambiance guindée qui commence vraiment à vous porter sur les nerfs, surtout quand Darwin tient à s’incliner brièvement avant de vous poser une question qui, elle, aurait été parfaitement déplacée au XIXe (du genre comment trouver sur internet le tableau périodique des éléments chimiques histoire de vérifier que le Krypton existe bien ou que vous expliquiez le processus d’oxydation du fer).   

Heureusement, les provocations répétées d’une Monette aussi exaspérée que vous atteignent rapidement leur but et Darwin troque en un temps record son dandysme laconique à la Colin Firth pour une imitation très réussie du tyrannosaure affamé dans Jurassic Parc. Chassez le naturel… 

15 janvier, 2008

La pédagogie du petit pois

Classé dans : Et en plus, elle râle — Pétronille @ 21:28

petitpois.jpgJuste avant les vacances de Noël, Darwin a victorieusement passé les épreuves lui permettant d’arborer fièrement une ceinture jaune sur son kimono de judo. Il reprend donc les entraînements regonflé à bloc, mais vous craignez que son enthousiasme ne fasse pas long feu si l’entraîneur (toujours la même lumière, hélas) continue de sévir avec des méthodes pédagogiques dignes des internats catholiques de l’Espagne franquiste.  

«Frisette», assène le géant (pas vert, mais que vous avez tout de même pris la liberté d’affubler du sobriquet de Petit pois, rapport à la dimension du cerveau, qui n’est pas sans vous évoquer un petit pois esseulé dans une boîte de conserve taille familiale), « viens ici pour une démonstration ». 

Le copain aux cheveux bouclés s’approche, accompagné d’un autre enfant sympathiquement interpellé « gros nez » et exécute la prise demandée. 

« Bien », tonne le malabar. « A toi maintenant, le bronzé, avec Frisette ». 

Si Darwin déteste être appelé « bronzé », même par un homme lui-même noir comme du charbon, il conserve son calme malgré un regard furibard. « Frisette », en revanche, est en larmes, d’autant que les trois filles du cours se moquent maintenant ouvertement de lui. 

Petit pois réalise qu’effectivement, il a gaffé. Tentant maladroitement de se sortir de là, il impose dix pompes aux trois moqueuses tandis qu’il se propose d’en faire vingt. Dans la psychologie du Petit pois, les appuis faciaux constituent en effet la panacée universelle. 

Trop tard. « Frisette », dégoûté, ne reviendra pas au cours et sa sœur non plus. Il faut dire que cet exploit verbal et comportemental est le dernier en date d’une longue série. Il ne reste maintenant que huit braves, ce qui, vous n’en doutez pas, permettra aux quelques neurones du Petit pois, avec un programme intensif adapté, de retenir enfin leurs prénoms d’ici la fin de l’année. On a les progrès qu’on peut. 

11 janvier, 2008

Au pif

Classé dans : Tout et rien — Pétronille @ 20:21

tshirtsalamandre4.jpgToujours à l’affût d’idées saugrenues (votre côté ludique et primesautier ne connaît pas de limites), et parce que vous avez adoré – et Darwin aussi – le t-shirt salamandre qu’elle a confectionné, vous vous êtes inscrite à ce petit jeu rigolo… 

Voici donc le principe du PIF (Pay It Forward), qui comme son nom l’indique est un amusement bien d’chez nous, crénom  d’boudiou : 

- n’importe qui possédant un blog peut participer (et partant du principe que n’importe qui peut tenir un blog, cela ouvre de folles perspectives) 

- les trois premiers téméraires chanceux à laisser un commentaire sur ce post recevront un cadeau réalisé par moi-même toute seule de mes blanches mains de fée (aïe aïe aïe…  promis ce ne seront pas des chaussures vernies

- je vous enverrai votre cadeau dans l’année, allez disons d’ici le 31 décembre parce que je suis bonne pâte (ou comment trouver des raisons supplémentaires de se stresser quand on a une vie plate et monotone) 

- en échange, et comme nous vivons dans un monde essentiellement matérialiste, même si ce jeu repose sur le principe du don et contre-don, style Marcel Mauss revisité, enfin bref… il faudra d’abord vous engager solennellement sur votre blog à vous à faire la même chose, c’est-à-dire à envoyer un cadeau aux trois premiers/ères à laisser un commentaire (et exclu que je vous envoie votre magnifique spécimen tant que vous n’aurez pas promis, nan mais ho).

Qu’est-ce qu’on rigole, non ? D’autant que vous n’avez absolument aucune idée de ce que je vais bien pouvoir vous concocter (et franchement, à ce stade, moi non plus). 

Bon, en fait c’est un test pour voir qui a confiance en mes capacités artistiques…oui j’aime bien me prendre des claques de temps à autre, ça me remet les idées en place.

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