Le Clafoutis

de Pétronille

30 mars, 2008

C’est Samson qu’on assassine

Classé dans : Bêtises et autres schtroumpferies — Pétronille @ 21:09

hairdresser.jpgCorvée de fin de vacances. Vous refusez catégoriquement de renvoyer Darwin à l’école avec une coupe de cheveux se situant quelque part entre les dreadlocks rasta et les Jackson five. Pour la 12’718e fois, vous tentez d’expliquer à votre loustic qu’avec sa tignasse crépue et indisciplinée, les cheveux longs, ça ne va pas le faire. Ou alors ça fera musée des horreurs et renvoi immédiat du cours de natation (dans lequel vous avez cru comprendre qu’en plus d’être totalement inintelligible dans ses instructions, l’ancienne nageuse russe recyclée en entraîneuse n’a pas l’air d’être commode-commode). 

Bravement munie d’une tondeuse de coiffeur, vous négociez âprement la coupe, entre deux sanglots à fendre l’âme. Puis vous essayez de la réaliser le plus lestement possible compte tenu de votre dextérité et de la coopération du schtroumpf, toutes deux fort mitigées. Ceci sous le regard compatissant de Monette, dont l’empathie naturelle est néanmoins entachée d’un soupçon de plaisir vengeur. Vous l’avez en effet rarement vue proposer spontanément de vous aider à ramasser les cheveux par terre, et la surprenez à glisser des regards aussi furtifs que narquois à son frère qui alterne soupirs et cris de douleur dans un grand moment d’anthologie d’art dramatique (c’est que môssieur a le cuir chevelu particulièrement sensible, ou alors vous seriez-vous trompée d’engin et pris la scie sauteuse à la place du rasoir ?) 

L’égorgement du cochon terminé, votre schtroumpf se contemple longuement dans le miroir en admettant que oui, finalement, c’est pas mal. Le mot de la fin revient à Monette qui donne son approbation à contrecoeur en regrettant « qu’au fond, avec cette coupe, il ait l’air d’un mec ». 

28 mars, 2008

Erreur de programmation

Classé dans : Et en plus, elle râle — Pétronille @ 21:00

garfieldcoffee.jpgIl y a des jours, vous ne vous sentez vraiment pas à la hauteur. La tâche est trop lourde pour vous, on n’a pas dû vous équiper du bon programme, celui qui permet de faire face avec doigté, zénitude et psychologie à toutes les déclinaisons possibles du scénario mère-seule-avec deux fauves-indomptables, y compris quand vous êtes au bord de l’épuisement nerveux et à court de neurones de rechange.

Prenez le week-end dernier. Darwin s’étant montré insolent, vous le sommez de venir s’excuser. Môssieur, fâché et quelque peu honteux, s’enfuit lâchement et se cogne le pied. Sanglots, arnica, crème, câlin, vous envoyez donc un Darwin boudeur mais consolé à au barbecue-anniversaire d’un copain, sous une pluie battante, avec l’impression qu’il claudique tel un estropié à vie et que les adultes présents, estomaqués, vont immédiatement appeler les services concernés pour dénoncer ce qu’ils perçoivent à tort comme un ignominieux abus de pouvoir maternel.

Pour regonfler votre moral, vous vous promettez de jouer les mères modèles auprès de votre cadette et de passer un merveilleux après-midi de tendresse, de rires et de complicité. Fort joli programme qui tourne vite en eau de boudin. Vous aviez pris le soin de faire cuire quelques œufs destinés à être peints. Monette trouve le jeu moyennement amusant, commence par en casser deux et s’énerve parce qu’elle n’arrive pas à dessiner exactement ce qu’elle souhaite sur le troisième (une lapine déguisée en princesse habitant un château entièrement fait d’oeufs de pâques avec des fleurs autour. Quoi de plus simple à réaliser en effet, surtout pour quelqu’un qui a hérité de vos dons innés en dessin). Bilan : deux oeufs durs vaguement badigeonnés de colle pailletée trônent dans les coquetiers, tandis que votre progéniture décrète que tout ce qu’elle souhaite, c’est regarder un dvd.

Soit. Pendant ce temps, voulant épargner à vos nerfs fragiles une énième rediffusion du raton laveur hystérique qui cherche des chips dans les poubelles, vous faites donc la vaisselle, la lessive, le rangement et toutes ces occupations follement passionnantes à tel point que vous attendez le dimanche avec impatience pour pouvoir vous y livrer avec un abandon frisant l’addiction pathologique.

De retour de son invitation, votre héros miraculé qui ne se souvient même plus qu’il a mal au pied cabriole comme un lapin entre vos quatre murs exigus afin de démontrer grâce à quelle acrobaties il a réussi à se badigeonner de boue de la tête aux pieds. Vous parvenez à l’expédier prendre un bain avant qu’il ne démonte la bibliothèque, et réalisez seulement au moment du repas et que sa sœur et lui viennent d’engloutir en cachette la totalité d’un énorme sachet d’oeufs en chocolat. Vous administrez un verre de lait aux deux gloutons et les envoyez au lit avant qu’ils ne soient totalement malades. Avant de vous traîner jusqu’à votre dodo à vous parce des jours comme ça, vous auriez tout aussi bien fait de ne pas vous lever.

Oui, il y a des moments, vous ne vous sentez vraiment pas à la hauteur.

19 mars, 2008

Une soirée sur la lune

Classé dans : Et en plus, elle râle — Pétronille @ 23:10

judoka.jpgMerveilleux judo. Le jour où vous avez inscrit votre schtroumpf à ce sport béni doit être marqué d’une pierre blanche, car cela vous offre depuis presque deux ans d’innombrables moments de franche rigolade. Le dernier en date concerne la récente cérémonie de remise des ceintures (pour une raison qui vous échappe, mais qui doit certainement être en rapport avec la voie de la sagesse et de la patience dans le tao judo-esque, ou quelque chose du genre, les épreuves de passage de ceinture ont eu lieu début décembre, mais les remises de licence et de ceintures diversement colorées trois mois plus tard). 

En ce début de soirée, vous voilà donc conviés à un apéritif dans une salle d’école surchauffée et grouillant d’enfants courant en tous sens. Ce qu’il y a de bien, au moins, c’est que pour une fois les vôtres ne font pas forcément plus de raffût que les autres. Une fois que vous avez réussi à attraper de haute lutte un verre de quelque chose d’à peu près buvable et trouvé un bout de banc où poser votre imposant derrière, vous soufflez un peu. Pas longtemps hélas, car juste derrière vous une dame est en pleine scène de ménage avec son mari au sujet du sandwich de sa fille, et leurs cris couvrent un bon 10 mètres du vacarme environnant. 

Arrive le moment tant attendu. Evidemment, c’est sans compter le petit discours d’introduction par le président du club, qui nonobstant ses qualités sportives n’a pas la voix qui porte. N’ayant pas jugé utile de se munir d’un micro (certainement pour des raisons financières, comme vous allez le découvrir incessamment), il s’époumone en vain à tenter d’obtenir silence et attention. Vous vous étonnez tout de même que Petit pois, dont la voix fait trembler les murs durant les cours, reste impassible alors qu’un seul de ses toussotements eût suffi à assurer un silence recueilli. Quand enfin, le buffet est épuisé et que les parents agacés ont réussi à calmer un peu leurs rejetons, c’est avec un filet de voix quelque peu éraillée que l’honorable président vous livre le plus édifiant des discours.

Vous apprenez d’abord que votre club de judo préféré a gagné tout plein de médailles, de coupes et d’autres distinctions similaires, surtout grâce à la catégorie « élite plus de 90 kgs » qui a été constituée cette année. Ce qui semble-t-il permet de prouver aux élus communaux qui subventionnent le club qu’ils ont investi judicieusement en permettant le développement des futurs champions de la commune. Bien sûr, c’est faire abstraction de ce que les élites en question proviennent d’autres régions et ne mettent un pied sur ladite commune que pour user les tapis d’entraînement, mais personne ne va s’arrêter à des détails aussi insignifiants. 

D’autant qu’un club, ça coûte très cher, vous explique-t-on droit derrière. Surtout les tatamis, qui s’écartent régulièrement et qu’il faut donc recoudre et changer souvent. Mais ce n’est pas grave, vous rassure-t-on aussitôt, car si les tapis de salle s’usent plus vite qu’avant c’est le signe que vos enfants grandissent et grossissent, et sont donc en bonne santé ! (Effectivement, vous vous disiez aussi que l’entraînement bi-hebdomadaire de ces fameuses élites poids lourds n’avait rien à voir avec l’usure accélérée des tatamis). 

Un tatami, ça coûte donc cher. Un voyage au Japon aussi. Pourtant, ce champion de bravoure qu’est le club de judo ne se laisse pas démonter pour autant par les difficultés financières. Et vous explique qu’il a aussi une fonction sociale, puisqu’il exonère les parents au chômage de la moitié des cotisations et utilise celles des parents qui travaillent pour offrir des voyages au Japon aux judokas défavorisés. Votre voisine de table, divorcée et au chômage depuis deux ans, et qui paie plein pot pour ses deux enfants, a failli s’étrangler avec son bretzel. 

Comme tout orateur avisé qui sait ménager son suspense, le président garde le meilleur pour la fin : le nouveau logo du club. Dans un louable souci d’économie (les tarifs préférentiels avec Japan airlines doivent être difficiles à négocier), il l’a donc dessiné. Tout seul. De ses blanches mains de ceinture noire. De loin, ça ressemble à une banane sur pilotis, ou à une tête de buffle caricaturée qui aurait de très, très grosses cornes. De près aussi, d’ailleurs. D’accord, vu vos dons en dessin vous pourriez vous abstenir de commentaires désobligeants, mais vous, vous n’avez pas la prétention de faire coudre des salsifis stylisés sur la totalité des vêtements de votre entourage. 

Vous repartez avec l’impression de flotter dans un univers parallèle. Finalement, c’était moins cher qu’une séance de ciné, et tout aussi divertissant.

18 mars, 2008

Tag queen

Classé dans : Tout et rien — Pétronille @ 22:40

dscn0939bis.jpgC’est vous. Parfaitement. En toute modestie. Parce que le tout dernier dont on vous a gratifié, il est gratiné : 52 questions. Déjà que dix saveurs vous ont torturé les méninges, alors cinq fois plus, c’est carrément penser au-dessus de vos moyens. 

D’où l’impérieuse nécessité de trier. Et ne conserver que les questions profondément pertinentes. Petit florilège : 

1. Quel est ton prénom ? 

Alors ça, vu le titre du blog, voilà une question qu’elle est bonne. Bon, je vais vous le dire parce que c’est vous. Voilà : surtout soyez discrets, mais Pétronille ce n’est qu’un pseudo. En réalité vous vous appelez Marie-Eulalie, mais ça ne vous plaît pas trop. 

3. Le nombre de bougies sur ton dernier gâteau ? 

Cinq. Parce que votre dernier gâteau, c’est celui que vous avez confectionné pour Monette en janvier. D’ailleurs vous ne résistez pas à vous le mettre en photo, là tout en haut. 

8. Quel est le dernier film que tu aies vu au ciné ? 

Une niaiserie sans fin. Darwin a soupiré tout du long, il n’y a que Monette qui ait trouvé fantastique de découper tous les matins une nouvelle robe à froufrous dans un rideau kitsch avant de faire le ménage avec les cafards. Heureusement chez vous il n’y a que des voilages et pas de bestioles (comme vous croyez l’avoir vaguement mentionné auparavant), ce qui a tout de suite tué dans l’œuf certaines velléités peu souhaitables. 

12. Peux-tu toucher ton nez avec ta langue ? 

Ca dépend. Techniquement, si on considère que vous avez le nez qui pèle suite au dernier week-end de ski et que vous pouvez récupérer des morceaux de peau morte sur votre doigt, alors oui, vous pouvez. 

16. Ton parfum de glace préféré ? 

Parce qu’il ne faut pas perdre de vue les choses essentielles : tous. 

19. Quelle est ta voiture préférée ? 

Question de mec, réponse de mec :  les Subaru bleues, dixit Darwin. Vous concédez qu’il est plus versé dans la culture des sangsues et les formes des cristaux que dans l’esthétique automobile. 

24. De quelle couleur est ta salle de bains ? 

Alors là, tout le monde brûle sûrement de le savoir. Combien de temps allez-vous faire durer le suspense ? Ah non, ça c’était la question sur la loterie. 

38. Es-tu déjà tombé amoureuse ? 

Considérant votre âge avancé et l’existence indéniable d’une progéniture en double exemplaire, et nonobstant le désert cuisant de votre vie sentimentale actuelle, vous pensez pouvoir affirmer, sans doute possible et en toute honnêteté intellectuelle, et ceci bien que la proposition soit non démontrable scientifiquement, que oui. 

Vous avez cependant du mal à comprendre l’enchaînement avec la question suivante : 

39. Dors-tu avec un animal en peluche ? 

Si on considère qu’un spécimen d’environ 1m80 au torse relativement velu relève de l’animal en peluche, alors oui, parfois. Pas assez souvent à votre goût, hélas. 

47. Quel est ton boulot ? 

Lequel ? 

50. Que regrettes-tu ? 

Rrrrien de rrrrrien, noooon je ne regrette rrrrrien… enfin, juste votre liberté de célibataire certains jours, comme toute génitrice débordée. Mais rassurez-vous, ça passe très vite.    

P.S. Cette fois-ci, vous vous dispensez de refiler la patate chaude à d’autres blogueurs, mais si d’aventure quelqu’un se sent frustré, surtout n’hésitez pas à vous lancer ! Et allez faire un tour sur le blog des « Chiffons de Lison » qui s’est donné la peine de répondre correctement aux 52 questions… et qui réalise également de très jolies créations.

14 mars, 2008

Sans culotte

Classé dans : Paroles de schtroumpfs — Pétronille @ 19:33

coyote.jpgVous faites frénétiquement tranquillement quelques courses de fin de journée en compagnie de Monette qui arpente le magasin sur sa trottinette. Jusque là, rien d’inhabituel. C’est évidemment en arrivant à la caisse (pour une raison bien compréhensible, vos schtroumpfs aiment s’exprimer devant un public conséquent) que la tirade du jour fait son apparition :

« Le printemps », déclare Monette d’un ton docte, « c’est la saison des culottes ».

Jusqu’à preuve du contraire, vous avez toujours veillé à ce que votre progéniture porte une culotte toute l’année, ce que vous ne manquez pas de faire remarquer.

« Voui », admet Monette d’un air contrit, « en fait je ne voulais pas dire les culottes qu’on porte, mais les animaux, tu sais maman ».

Ben non justement, vous ne savez pas, génitrice ignare que vous êtes.

« Si si », insiste votre chipie parfaitement imperméable aux regards ironiques alentours, « les animaux oranges, dont le nom ressemble à culotte ».

Hum. S’agirait-il des chouettes hulottes ? D’un mulot peut-être (à l’école ils lisent justement l’histoire de Mulotte) ?

Rien de tout cela. C’est alors que la suspecte fournit ZE indice, celui qui permet de résoudre l’énigme avec la sagacité d’une Miss Marple, les rides en moins (non, vous ne vous ferez pas l’affront de vous comparer à Hercule Poirot !)

« Mais oui, les animaux oranges dans le dessin animé « Barnyard ». 

Bon sang mais c’est bien sûr : des coyotes. Qui effectivement se rassemblent et se reproduisent au printemps. Vous vous coucherez moins bête ce soir. 

7 mars, 2008

M comme MLF

Classé dans : Paroles de schtroumpfs — Pétronille @ 20:16

quiportelaculotte.jpg« Atteeeeeeends », hurle Monette au moment de quitter les activités périscolaires, « faut que je dise au revoir à Cédric ! »

« C’est qui Cédric », la taquinez-vous, « ton amoureux ? » 

« Mais noooon t’es bête », rétorque Monette, « mon amoureux c’est M. Même qu’on se fait des bisous sur la bouche. »

Vous êtes ravie de le savoir et n’osez imaginer ce qui vous attend dans dix ans (là tout de suite, vous vous sentez d’immenses affinités avec ce charmant volatile qu’est l’autruche).

Monette enchaîne d’un air satisfait :  » et quand on sera grands, on va se marier et on aura deux enfants, Sarah et Thomas. Parce que c’est moi qui décide. » 

Charmante petite. Malgré ses presque trois ans de plus, le pauvre M n’a plus qu’à filer droit.

5 mars, 2008

Mémoires de palais

Classé dans : Tout et rien — Pétronille @ 19:47

lankafood.jpgVous avez été taguée par San, véritable cordon-bleu qui met votre sens  de la gastronomie à rude épreuve, tout en vous ayant réconciliée avec une (modeste) dose de cuisine maison. Il vous incombe donc de livrer, sans réfléchir, dix associations de saveurs. Pour le grand chef du traiteur-surgelé-micro-ondes que vous êtes, voilà qui ne devrait pas poser l’ombre d’un soupçon de difficulté. Ahem. Sans réfléchir, sans réfléchir, facile à dire… San ayant déjà exploité quasi toutes les associations chocolatées, vous passez votre tour avec regret sur le chocolat. 

Quoique… chocolat – poivre rose, tu ne l’avais pas dit, hein ? Et de un. 

Savon – bois de santal (ça ne se mange pas, d’accord. Enfin vous pouvez toujours essayer, mais je ne fournis pas le bicarbonate, après. Darwin a testé quand il avait deux ans, il s’en souvient encore).

Ananas – piment (connu mais toujours bon, surtout avec les petits ananas fondants et sucrés qu’on trouve en Asie, et qu’on plonge avec délectation dans des sachets de poudre de piments à vous arracher l’œsophage jusqu’aux intestins. Miam).

Dans le même ordre d’idée il y a papaye – citron vert. Délicieux au petit déjeuner. Sauf que la papaye doit être mûre et que c’est mission impossible d’en trouver ici sur les rayons des supermarchés. 

Noix de coco – piment. Avec du maldive fish, des oignons, du citron vert et du sel, même que tout ensemble ça s’appelle pol sambol et que c’est un régal. Mais qu’est-ce que vous attendez pour émigrer définitivement ? 

Tomate – coriandre. Me dites pas que vous n’avez jamais essayé, je ne vous croirai pas. 

Bœuf – cannelle. Pourquoi avez-vous l’estomac qui gargouille ? 

Ca fait combien, là ? Ah, sept. Oui, oui, sept, le savon compte, parfaitement. Voyons… 

Chenilles – cacahuète. Ah si , ça se mange. Vous y avez témérairement goûté une fois, en Afrique. Les arachides, c’est pour la sauce, qui enrobe délicatement la chenille, croquante à l’extérieur, fondante à l’intérieur. Il y a des gens qui aiment. Vous ne pouvez pas passer à côté d’une expérience aussi… indescriptible. 

Iguane – sauce brune. Ça aussi, ça se mange. Et c’est même délicieux. Vous en avez d’ailleurs redemandé deux fois. Bon c’était avant de savoir que c’était de l’iguane, suite à un léger souci de vocabulaire, mais je vous jure qu’après, vos connaissances linguistiques se sont nettement améliorées. 

Et pour la bonne bouche : café – chocolat. Parce qu’en cuisine comme ailleurs, rien ne vaut les basiques. Et que vous le valez bien. 

Et c’est victorieuse que vous transmettez le flambeau à trois malheureuses victimes : Maman au secours, Cécile et Epistyle

3 mars, 2008

Résistance

Classé dans : Paroles de schtroumpfs — Pétronille @ 21:01

bacteria.jpg« Moi », déclare Monette à tout trac à la gérante du bistrot, « j’ai des petits calamars roses qui me nettoient la peau ». 

« Ah euh…oui… c’est bien » répond l’interlocutrice visiblement estomaquée en vous lançant un coup d’œil suspicieux avant de s’éloigner. 

Hum. Vous aimeriez bien comprendre, vous aussi. C’est vrai qu’en cette fin de journée vos neurones sont quelques peu affaiblis, et même le café rituel en attendant que Darwin termine ses exploits martiaux ne parvient pas à les revigorer. Il vous semblait pourtant avoir formellement interdit tout animal domestiqué ou non à l’intérieur de vos quatre murs. Qu’est-ce qu’un calamar vient faire dans cette galère ? 

Quelques élucubrations plus tard, vous réalisez que mademoiselle s’est intéressée de très près aux livres de son frère, et notamment à celui sur les microbes, bactéries et autres acariens. D’où un refus catégorique de se laver les mains, de peur d’éradiquer la colonie des seules bestioles dont vous ne pouvez (hélas) pas bannir l’existence. Vous expliquez patiemment que l’eau et le savon ne permettent pas d’éliminer toutes les bactéries et que sa peau en comportera toujours quelques-unes, dont certaines effectivement bénéfiques (enfin, non pathogènes tout au moins). 

Monette contemple ses menottes tachées avec ravissement. Ouf, vous avez évité le drame. Les calamars de la main droite s’appellent donc Iris, et ceux de la gauche, Frankie. Qu’on se le dise. 

 

Elvira Story |
toc toc...... y a quelqu'un... |
Rageux attitude |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Gaëlle mon ange
| Fleur de l'adolescence ...
| Marquise des ombres